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Mon cadeau cette année: Día de Muertos

Palacio de Bellas Artes, Mexico

Dans mon billet précédent sur mon imminent voyage à Cuba, je parlais d’un autre voyage que je planifiais en vue de mon anniversaire. Eh bien, voilà: je vais réaliser un autre grand rêve cette année en me rendant au Mexique pour assister à Día de Muertos (ou Día de los Muertos; littéralement « Jour des Morts »). Je pars de Montréal le 29 octobre, tard le soir, et j’y reviens le 4 novembre, tôt le matin. Un trop bref saut dans l’un de mes pays préférés. Tout un cadeau, de moi à moi.

Des théories en conflit

Grosso modo, Día de Muertos consiste en une célébration des morts marquée par des déguisements et des rituels (réalisation d’autels privés dédiés aux morts, offrandes de fleurs, d’objets et de nourriture, etc.), le tout dans une ambiance parfois fort festive. Elle est d’ailleurs inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Les activités commencent généralement le 31 octobre et se terminent le 2 novembre. Elles peuvent par contre s’étirer du 25 octobre au 3 novembre, selon la communauté. D’aucuns diraient que Día de Muertos n’est qu’une simple version mexicaine de l’Halloween, mais ce serait une conception trop réductrice de sa portée. Comme on dit en bon français, « It’s a big deal ».

Personnage de Día de Muertos, à freakin’ Cancún

D’après mes lectures, les origines de Día de Muertos font l’objet de plusieurs théories: l’une d’elle les situe il y a 3000 ans, dans les rites précolombiens dédiés aux ancêtres. Une autre soutient que cette fête serait en fait une stratégie de propagande nationaliste post-Révolution de 1910 implantée durant les années 1920 dans le but de créer une « culture populaire unifiée ». Quoi qu’il en soit, les gens apprécient cette fête. En outre, les communautés mexicaines du sud-ouest des États-Unis célèbrent aussi Día de Muertos. Enfin, il semblerait que les jours de fête ne sont pas fériés, même si les écoles et certaines administrations locales prennent congé le 2 novembre. Comme un genre de lendemain de Super Bowl, quoi.

LA question: où fêter?

De nombreuses villes et régions célèbrent cet évènement; j’avais entendu des rumeurs à l’effet que les festivités étaient plus impressionnantes dans certains lieux que d’autres. J’ai par conséquent décidé, dans un spectaculaire pied de nez à mes cours de méthodes quantitatives, d’effectuer un sondage non scientifique sur Facebook auprès de mes ami-es mexicain-es. Le nom de Pátzcuaro, dans l’État de Michoacán, est ainsi revenu plusieurs fois. Ça correspondait aux rumeurs. La ville de Oaxaca semblait aussi une destination populaire. C’était mon autre option. J’y ai déjà été, alors je sais que j’aurais aimé mon séjour là-bas. Toutefois, la curiosité l’a emporté et j’ai choisi d’aller à Pátzcuaro. Les célébrations s’y déroulent cette année du 31 octobre au 2 novembre.

Une rue de la jolie Oaxaca

Le 29, tard en soirée, je prendrai un vol de Montréal (YUL) à Mexico (MEX). J’y atterirrai donc en plein milieu de la nuit, alors, malgré l’envie de sortir de la zone aéroportuaire pour me promener dans cette mégalopole que j’aime, je vais rester à l’aéroport. Je prendrai ensuite un vol de Mexico à Morelia (MLM), la capitale de l’État de Michoacán. Arrivée prévue vers 8 h 50. Enfin, je poserai mon cul dans un bus de Morelia à Pátzcuaro. Les billets d’avion m’ont coûté 544,65 $ CAN sur le site de la compagnie aérienne Aeromexico.

Casa Losodeli, Puerto Escondido

Le cas de l’hébergement fut plus compliqué à régler. J’ai à vrai dire été surpris par le manque de choix: la ville de Pátzcuaro ne figure même pas sur des sites comme HostelWorld, Hostels.com et Hostelbookers. Cependant, TripAdvisor et Booking.com proposaient une bonne quantité d’hébergements. Mais, pour mes dates, il n’en restait que trois sur TripAdvisor, le moins cher partant à… 122 $ CAN la nuit. Les deux autres? Plus de 200 $ CAN la nuit. Léger moment de découragement pour le backpacker que je suis. Puis, me disant que je n’avais rien à perdre, j’ai été vérifier sur Airbnb. D’ordinaire, je n’y vais jamais. Je préfère les auberges, car j’aime rencontrer des gens. Eh bien, dans un revirement de situation aussi inattendu que la victoire de Mabel lors du tournoi King of the Ring 1995, j’ai trouvé un logis idéal: une chambre à 19 $ CAN la nuit dans la maison d’un couple franco-mexicain. En plus, la maison est située tout près du quai à partir duquel on peut se rendre sur l’île de Janitzio (un haut lieu de célébrations, paraît-il). Ma conclusion, à la suite de ce processus? Le début du mois de mai semble être la limite pour planifier un séjour à Pátzcuaro pour Día de Muertos sans trop se faire chier.

Sécurité

Certes, je ne peux passer sous silence la question de la sécurité. Michoacán, avec l’État voisin de Guerrero, serait l’un des plus instables du Mexique. La violence y serait incrustée. Toutefois, après avoir consulté des forums, lu des articles de blogues, après avoir utilisé le rasoir d’Ockham (et pas pour me raser), j’en ai conclu que la violence touche surtout les narcotrafiquants, dans des régions rurales. Ils se battent pour le contrôle du trafic des drogues en provenance de l’Amérique centrale. Rien d’étonnant là-dedans: la même situation prévaut à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, dans des États comme Chihuahua et Sonora.

Ciudad Juárez fut pendant des années une quasi-zone de guerre à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. (photo prise à Chihuahua)

Or j’ai été dans ces États. Ciboire, j’ai traversé le Mexique au complet en bus, du nord-ouest au sud-est, de Hermosillo à Chetumal. Il ne m’est rien arrivé de fâcheux. Ça ira. Je saurai comment me comporter. Par exemple, je voyagerai de jour, en bus. De toute manière, je doute qu’il y aurait tant d’hôtels à plus de 200 $ CAN la nuit dans un secteur où le danger serait omniprésent.

Un rêve

Alors voilà. Un autre de mes rêves se réalisera cet automne. Je ne veux pas regarder trop de photos (et encore moins de vidéos) de Día de Muertos, je veux être surpris par mon expérience. Et je vous raconterai tout sur ce blogue. Restez à l’affût…

6 Comments

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  1. Un rêve en effet ! Comme quoi les rêves ne sont pas illusoires ! ;)

    1. Ils ne sont jamais illusoires… ha ha! Merci Emi!

  2. Bonjour Stéphane!

    super blogue et très beau programme! je compte me rendre à cet endroit aussi, réaliser un de mes rêves et fêter el dia de los meurtos mais en octobre 2018! Hâte de lire tes impressions et d’ici là, je te souhaite un beau voyage!

    1. Merci pour les bons mots, Gaëlle! J’espère que mes infos te seront utiles…

  3. Wow! C’est une belle ville!
    Je veux y aller!
    votre blog est m’intérest aussi

    1. Merci Hoang! Je te souhaite d’y aller…

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