
La section bazar du marché Stabroek.
J’ai passé l’essentiel de mon séjour au Guyana à Georgetown, la capitale, alors je vais me concentrer sur les activités à faire dans la ville. Georgetown ne compte qu’environ 235 000 habitant-e-s, ce qui fait que, malgré son statut de capitale, c’est une ville plutôt tranquille (en dépit de son tonitruant trafic), plutôt limitée, côté activités et attractions. Mais elle possède malgré tout des trucs dignes d’intérêt.

Une ville tranquille, mais intéressante quand même.
J’ai regroupé les activités en catégories, parce que c’est plus cool ainsi. J’ai aussi participé à trois excursions en tout, mais chacune fera l’objet de son propre billet. Je pourrais toutefois mentionner que j’ai effectué ces trois excursions avec Wanderlust Adventures GY. J’ai été extrêmement satisfait de chacune de mes expériences. J’ai noté d’autres agences qui m’ont paru intéressantes, alors les voici, si vous avez envie de magasiner les excursions: Dagron Tours, Epic Tours Guyana, Old Fort Tours and Resorts, Savannah Guyana Tours et Touring Guyana.
Restaurants
Georgetown semble avoir des restaurants pour tous les goûts, sauf peut-être les plus luxueux. Mais comme je ne suis pas un « touriste luxueux », je n’ai pas poussé davantage mes recherches de ce côté. Et je doute qu’une personne qui aime dépenser des centaines, voire des milliers de dollars pour un repas lise mon blogue, alors on va faire comme si ces gens n’existaient pas.

Le menu du KisKar Veggie Hut (en dollars guyaniens, bien sûr)
Il y a donc une variété de cuisines dans la ville, reflétant ainsi la variété des cultures qui la composent. Il existe aussi, pour les plus difficiles d’entre vous, une large sélection de chaînes de restauration rapide internationales, comme KFC, Pizza Hut, Burger King, Popeye’s et même un freakin’ Thaï Express.

On se croirait presque à Boucherville.
J’ai essayé de nombreux restaurants locaux. J’ai d’abord mangé au Shanta’s the Puri Shop, un fameux restaurant de curry, qui existe depuis 1956. Il m’a été conseillé par une agente de voyages, alors j’y ai été pour dîner. L’endroit est très populaire, à en juger par le fort achalandage lors de mon passage. Les prix y sont raisonnables et la nourriture y était délicieuse. J’ai pris un savoureux curry à la mangue avec du riz, pour 1300 GYD (environ 8,73 $ CAN).

Shanta’s, un établissement populaire auprès de la population locale.
Le Celebrity Pure se proclame le meilleur restaurant végane en ville. Je ne sais pas s’il y a beaucoup de compétition dans cette catégorie, mais chose certaine, la nourriture y est succulente. Les plats sont en mode buffet et ça coûte 2000 GYD (environ 13,43 $ CAN) pour une assiette avec cinq options (tofu, champignons, pois chiches, légumes, etc.), toutes préparées avec une indéniable maîtrise des épices. Les portions sont généreuses et le personnel était chaleureux.

Le coloré Celebrity Pure, une oasis végane dans une restosphère carnivore.
Fans de cuisine indienne, le KisKar Veggie Hut propose une sélection de plats végétariens avec un avantageux rapport qualité-quantité-prix. Avec ses murs ouverts et son emplacement à une intersection, le resto permet à sa clientèle de regarder l’action dans la rue tout en s’empiffrant.

Beaucoup de bon manger au KisKar Veggie Hut.
Vous aimez les portions généreuses? Le restaurant créole Bertha and Macky devrait vous combler. J’ai payé 2500 GYD (environ 16,79 $ CAN) pour une monstrueuse assiette avec deux options, en plus d’une quantité astronomique de riz. Allez-y tôt, par contre, car il reste moins de choix dans le buffet en fin de journée.

Je n’ai pu tout manger et je m’en voulais.
Si vous préférez cuisiner, vous avez bien sûr la possibilité d’acheter des victuailles au marché Stabroek. Sinon, des épiceries comme le Love City Supermarket (sur la rue Durban, si je ne m’abuse) devrait avoir tout ce dont vous avez besoin. Et non, le nom ne devrait pas éveiller de craintes, c’est une véritable épicerie, j’y ai été. Enfin, la chaîne Bounty est une épicerie grande surface, façon nord-américaine. On y trouve donc un vaste choix d’items; c’est un endroit idéal pour quelqu’un qui veut tout trouver sous le même toit.

Un nom invitant… pour une épicerie.
Je n’y ai acheté que du café, mais je recommande chaudement le Milk & Honey café, au coin des rues Hadfield et Camp, ne serait-ce que pour le plaisir de jaser avec la sympathique Michelle. Une dame d’une infinie gentillesse. Un espresso coûte 500 GYD (environ 3,36 $ CAN), mais il y a bien d’autres items sur le menu. Ce fut un de mes endroits préférés à Georgetown, grâce à mes excellentes conversations avec Michelle.

Un de mes endroits préférés à Georgetown.
Enfin, la boulangerie/pâtisserie Patisseries (près du marché de Stabroek) vend des pâtisseries. Duh. J’y ai pris un brownie et trois cupcakes Red Velvet pour 700 GYD (environ 4,70 $ CAN). Tout était délicieux.
Musées
Le Guyana National Museum est un petit musée sur deux étages. Le premier étage est consacré à divers événements historiques du pays, dont certains récents, comme la découverte de pétrole au large des côtes guyaniennes. Le deuxième est consacré à la faune, la flore et les minéraux du pays. On peut y voir – entre autres – plusieurs animaux empaillés, de même qu’une collection de roches.

Il a l’air si vivant.
Il y a aussi une section sur l’incroyable histoire du timbre le plus cher du monde.

C’est encore plus intéressant que le film « Les Aventuriers du timbre perdu ».
L’entrée du musée est gratuite. Par contre, la dame à l’accueil, au premier étage, m’a dit que je ne pouvais prendre de photos… sauf si je les prenais en selfie. De kossé? En plus, une autre dame, au deuxième étage, m’a rappelé la règle. C’est la première fois de ma vie que je me heurtais à un tel zèle muséal.

Quin, ton selfie.
Lors de ma visite, des groupes d’écoliers avaient envahi le musée. La charmante dame à l’accueil ne voulait pas que j’interrompe leur visite, mais je lui ai dit que j’étais un touriste et que c’était ma seule opportunité de visiter le musée. C’était un affreux mensonge et je me sentais mal, mais ç’a fonctionné. Elle m’a laissé entrer. Je n’ai toutefois pas dérangé les enfants, sauf pour échanger des sourires.

Des ouistitis.
Le Walter Roth Museum of Anthropology est lui aussi un petit mais fascinant musée sur les cultures autochtones du pays. De nombreux artefacts avec des descriptions détaillées rendent la visite très instructive.

Le Walter Roth Museum of Anthropology.
L’entrée est gratuite, mais vous êtes invités à effectuer un don à la fin de votre visite et je ne peux que recommander ce don. C’est le genre de musée qui mérite une visite, car il porte sur un sujet captivant, pointu, mais surtout, unique à l’endroit. J’ai adoré ma visite.

Quelques artefacts du musée.
La visite dure 30-45 minutes, selon l’assiduité que vous mettez à lire chaque fiche.
Édifices religieux

La cathédrale Saint-George.
La cathédrale anglicane Saint-George est l’un des plus hauts édifices en bois au monde, avec ses 43,5 mètres de hauteur. De style néogothique, la superbe cathédrale est sans doute l’édifice le plus célèbre de Georgetown, voire du Guyana: à preuve, il figure sur les billets de 100 dollars guyaniens.

La cathédrale, sur le billet de 100 dollars guyaniens.
L’intérieur laisse une large place à la lumière naturelle et, selon le moment de la journée, les rayons de soleil viennent enflammer les vitraux. Aussi, le chandelier au-dessus de l’autel est un cadeau de la reine Victoria.
Vérifiez les heures d’ouverture avant de vous rendre à la cathédrale; ainsi, elle était fermée lors de mon excursion dans la ville. Heureusement, je l’avais visitée par moi-même auparavant, mais certaines personnes de mon groupe étaient déçues par la situation.

Le bois donne tout un cachet à la cathédrale.
La cathédrale catholique de l’Immaculée-Conception est sobre, mais lumineuse. Elle est cependant plus belle de l’intérieur que de l’extérieur. De l’extérieur, on dirait un entrepôt.

La cathédrale de l’Immaculée-Conception.
L’intérieur possède une ambiance feutrée. Le silence y est enveloppant, rassurant.

Sobre, mais élégante.
Plusieurs édifices religieux de diverses confessions sont disséminés à travers la ville. Cette caractéristique démontre le pluralisme de la société guyanienne, pluralisme moins présent dans de nombreux pays latino-américains voisins, qui sont fortement catholiques. Quant à la possibilité de visiter ces édifices religieux, je crois que c’est du cas par cas, alors tentez votre chance si le coeur vous en dit.

Le temple hindou Radha Krishna Mandir.
De choses et d’autres
Le marché Stabroek est l’une des principales attractions de la ville et du pays. Sa structure extérieure distinctive fait de lui un point de repère majeur de la ville.

L’entrée principale du marché Stabroek.
À l’intérieur, on trouve tout ce que l’on peut espérer d’un marché d’une telle envergure: fruits, légumes, céréales, viande, poisson, vêtements, articles électroniques, etc. Plusieurs restaurants permettent aux visiteurs de se nourrir, entre deux achats.

Un peu de tout pour tout le monde.
Et, bien sûr, on y rencontre aussi le chaos habituel: des cris, des rires, des bruits en tous genres, bref, une ambiance vivante.
Une section bazar entoure le marché. Des vendeurs s’y sont installés et y exposent leurs marchandises sur des tables. L’ambiance vivante s’y retrouve aussi.

Le bazar, à l’extérieur du marché.
Toutefois, le marché est réputé pour être un lieu risqué, et même dangereux, en raison de la présence de pickpockets et de voyous, même en plein jour. J’y reviendrai dans un autre billet, mais faites preuve d’une grande prudence dans vos déplacements et dans vos interactions.

Plusieurs sections du marché sont hors de vue des masses de client-e-s, alors soyez vigilant-e.
Des stands à souvenirs ont élu domicile devant le Guyana National Museum. C’est d’ailleurs pas mal le seul endroit où j’ai vu des souvenirs, en fait. On y déniche un peu de tout. J’y ai ainsi fait des provisions de cartes postales, d’aimants de frigo et de tasses.

Ma super tasse achetée à Georgetown.
J’ai tenté de visiter le Jardin botanique, mais des employés m’ont averti de la présence significative d’abeilles dans plusieurs sections. Ils m’ont donc déconseillé de m’y promener. Mon plan a ainsi échoué, hélas. L’entrée du Jardin est gratuite, au moins.

Le Jardin botanique, pour le peu que j’en ai vu.
Par contre, Promenade Gardens est un joli parc, accessible et enchanteur. Il possède une végétation abondante, traversée par plusieurs sentiers parsemés d’endroits où s’asseoir.

Agréables Promenade Gardens.
Une statue de Gandhi a été installée dans le parc.

La statue de Gandhi de Promenade Gardens.
C’est l’un des endroits les plus agréables de la ville, selon moi. Parfait pour un moment romantique, amical ou solitaire.

Du calme dans le chaos urbain.
Un passage piétonnier rend hommage à l’historien et activiste anticolonialiste Walter Rodney. Il a été assassiné dans un attentat à la voiture piégée, à Georgetown, le 13 juin 1980.

Le mémorial en l’honneur de Walter Rodney.
L’architecture de plusieurs édifices saura plaire aux gens qui, comme moi, apprécient la créativité sous ses diverses formes.

On dirait un four micro-ondes.
À noter qu’il n’y a pas de plages dans la région de Georgetown, en raison de la présence d’une digue (seawall), qui sert à contenir l’érosion causée par l’océan Atlantique. La côte se trouve à un mètre sous le niveau de la marée haute, alors elle est constamment attaquée par les vagues. De plus, les fleuves Demerara et Essequibo déversent des sédiments le long de la côte, ce qui affecte la composition de l’eau. Pour trouver de l’eau bleue comme dans les clichés tropicaux, il faut parcourir une vingtaine de kilomètres vers l’océan.
Enfin, une prison se trouve dans le quadrilatère formée des rues Camp, Durban, United Nations Place et Bent. Pas que je vous recommande d’y aller, mais elle est là. Je déconseille cependant de prendre des photos de l’endroit, car j’ai aperçu des gardiens qui surveillaient le secteur. D’ordinaire, ces gardiens ne sont pas les personnages les plus sympathiques qui soient…
Prochain billet: City and River View Tour.
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