25 observations tirées de 25 ans de voyage

J’avais un look bien différent à Berlin, en 1998.

Ce mois-ci marque le 25e anniversaire de mon premier voyage en mode sac à dos, soit un séjour d’un mois en Europe, dans le cadre d’un Chantier jeunesse en Allemagne. J’ai déjà parlé de ce voyage sur ce blogue, en 2018, alors je ne reviendrai pas sur le sujet. Par contre, je trouvais intéressant d’écrire un article sur certaines des observations que j’ai effectuées au cours de mes 25 années de voyage. Je vous les présente donc dans cette liste. 

Rome, septembre 2006. Je suis dans de beaux draps.

Cette liste ne se veut pas exhaustive – comment pourrait-elle l’être, de toute facon? – et surtout, elle n’a pas la prétention de constituer une quelconque forme de vérité absolue du voyageur. Ces observations ne sont que des idées bien personnelles qui, je l’espère, sauront vous parler.

Caracas, une ville marquante dans mon parcours de voyageur (octobre 2007)

J’avais pensé écrire un petit paragraphe pour chaque observation, mais, me connaissant, j’aurais fini par écrire un interminable roman au lieu d’un simple article. Alors je ne laisserai que l’observation, que vous pourrez interpréter à votre façon. 

Souvenir de mon passage à Curaçao, à l’époque où je trouvais ça cool de mettre la date sur mes photos (janvier 2008)

Enfin, je n’ai pas classé ces observations en ordre, elles sont présentées pêle-mêle, car je ne voyais pas de critère assez fort à partir duquel hiérarchiser mes pensées. Alors, sans plus tarder, voici 25 observations pour 25 ans de voyages. 

L’erg Chebbi, au Maroc. Ma première expérience du désert (juin 2009)

25 pour 25

Istanbul, une de mes villes préférées (juin 2010)

– l’omniprésence des téléphones intelligents a enlevé bien de l’aventure aux voyages, mais c’est vrai qu’Internet facilite l’organisation d’un voyage;

– la technologie nuit à l’acquisition de certaines compétences, comme développer son sens de l’orientation;

– de nombreux voyageurs au long cours sont en fait des gens blasés;

Sydney, ville cool (novembre 2011)

– j’espère qu’un jour les gens vont arrêter de confondre « authentique » et « traditionnel »;

– de nombreux voyageurs ne s’intéressent pas vraiment aux destinations qu’ils visitent, ils souhaitent surtout cocher une case sur une liste;

 – voyager peut devenir une routine, aussi;

Songkran à Chiang Mai, une de mes meilleures expériences de voyage (avril 2012)

– pour plusieurs, baiser et boire sont les seules bonnes raisons de voyager;

– les plans changent toujours, par notre propre volonté ou malgré celle-ci;

– apprendre une langue – ne serait-ce que quelques mots – n’est jamais une perte de temps;

Le volcan Cotopaxi, en Équateur (juillet 2013)

– on peut revenir brisé-e d’un voyage, mais c’est un tabou;

– le voyage en soi n’est pas une thérapie, mais il peut aider les personnes prêtes à faire des efforts pour changer;

– plus j’en apprends sur le monde et les cultures, plus je réalise que j’en connais tellement peu; 

Chicago, un coup de coeur (décembre 2014)

– adopter le JOMO (Joy of Missing Out) rend les voyages beaucoup plus agréables;

– la « spiritualité » n’est souvent qu’une marchandise comme une autre;

– ce n’est pas facile de se faire de vrai-e-s ami-e-s sur la route, mais ce n’est pas impossible, avec un minimum d’efforts;

Potrerillos, en Argentine. Paysage d’une autre planète (décembre 2015)

– le risque zéro n’existe pas, mais ce n’est pas une raison pour s’empêcher de prendre des risques;

– l’immense majorité des gens sont bienveillants. Vraiment;

– écrire des cartes postales est un plaisir qui ne se démode pas et c’est tant mieux;

La place du Régistan, à Samarcande. L’un de mes grands rêves de voyage, rêve réalisé en octobre 2016.

– la compétitivité entre voyageurs est épuisante;

– cuisiner une poutine suscite des réactions variées, mais elles sont généralement positives;

– les singes sont adorables, même s’ils sont de petits chenapans; 

Concours de couples déguisés durant les festivités de Día de Muertos, à Pátzcuaro (novembre 2017)

– tout le monde comprend les récits de la lutte professionnelle, car ils font écho à des récits universels, comme le combat entre le Bien et le Mal; 

– il y a des fans de métal partout et c’est COOL EN CRISSE; 

– apprendre à faire confiance à son intuition est essentiel;

Mosquée S.I.V. et synagogue Neveh Shalom, à Paramaribo (avril 2018)

– voyager est un privilège et on ne le dira jamais assez.

Plage d’Ipanema, à Rio de Janeiro. Une ville à l’énergie irrésistible (septembre 2019)

Voilà pour cette fois. Peut-être que, au cours des prochaines semaines, j’accumulerai suffisamment d’autres observations pour faire une suite à cet article. Peut-être… alors restez à l’affût.

*J’ai écrit ce texte en vitesse, pour diverses raisons. Il se peut que j’y revienne pour le modifier, en temps et lieu.