Vienne: un guide incomplet

Vienne, l’élégante.

Vienne est une ville qui n’a pas besoin d’une longue introduction. Sa légende est bien implantée dans l’histoire humaine. C’est une ville que je souhaitais visiter un jour, mais qui n’était pas, disons, prioritaire pour moi. L’occasion d’y aller s’est toutefois présentée lors de l’organisation de mon voyage en Azerbaïdjan, alors j’en ai profité. Je n’y suis passé qu’en éclair (9, 10  et 27 avril 2026) et j’ai surtout marché dans la ville. Mes observations seront donc superficielles et je l’assume.

Activités et attractions

J’ai passé l’essentiel de mon temps dans l’arrondissement de Wieden, avec quelques courtes incursions dans d’autres quartiers. Je ne tenais pas à courir d’un bout à l’autre de la ville, afin de tout voir, de tout faire. J’ai dépassé le stade du FOMO il y a plusieurs années déjà et j’en suis très heureux.

LOL

J’ai fait le Free Walking Tour proposé à mon auberge. C’est toujours une de mes activités préférées en voyage. La météo fut cependant horrible: un temps frais, ponctué d’un navrant mélange de pluie et de neige. Notre guide était sympathique, au moins. Il nous a présenté certains des lieux les plus emblématiques de Vienne, comme l’Opéra, la Helmut-Zilk-Platz et le palais Albertina, avec une bonne humeur qui tranchait avec le mauvais temps.

Helmut-Zilk-Platz

La promenade a duré environ trois heures. Beaucoup d’informations, peu de rétention. L’histoire de ma vie de sale tourisse.

L’hôtel Sacher et son café, là où a été inventé la célèbre Sachertorte.

Mon auberge se trouvait juste à côté du Naschmarkt. C’est un marché très populaire. On y trouve des commerces en tous genres: épiceries, restaurants/bars, cafés, boulangeries, pâtisseries, magasins de souvenirs, etc. Côté restos, les prix semblaient couvrir une vaste gamme de budgets: des pitas aux falafels à 5 euros aux repas de type brasserie à quelques dizaines d’euros.

Le Naschmarkt

Il y a d’ailleurs un belvédère au-dessus d’une portion du marché; ce belvédère est populaire auprès des gens qui veulent casser la croûte ou boire une bière entre amis. Ça m’a aussi semblé être un endroit idéal pour une première date. Je dis ça comme ça.

Le belvédère de Naschmarkt.

Enfin, à côté du Naschmartk, on tombe sur le Naschpark.

Le Naschpark.

Je me suis rendu sur l’île artificielle Donauinsel pour assister à un coucher de soleil sur le Danube, parce qu’il m’arrive de me sentir romantique.

Il ne manquait qu’une chanson de Michael Bolton.

L’île a été aménagée pour accueillir les foules, comme en témoigne la présence d’équipements d’entraînement et d’espaces pour s’asseoir. Les gens aiment l’île, ça se sent. La station de métro Donauinsel y a été implantée, alors l’accès est facile.

Donauinsel

La cathédrale Saint-Étienne (Stephansdom) est l’une des plus célèbres attractions de la ville. Une cérémonie quelconque s’y déroulait lors de mon passage, alors je n’ai pu la visiter avec autant de zèle qu’à mon habitude. Mais elle m’a paru semblable aux autres cathédrales célèbres de capitales européennes.

La cathédrale Saint-Étienne

Au cours de mes pérégrinations, je suis tombé sur un buste du linguiste – et ophtalmologue – Louis-Lazare Zamenhof, l’inventeur de l’espéranto. Intéressant, considérant qu’il est né en Pologne. Je ne suis pas au courant d’un lien entre l’homme et Vienne, mais, comme j’ai jadis pris des cours d’espéranto, je me sentis interpellé par cet hommage.

Un personnage intéressant.

The Third Man Museum ouvre seulement les samedis. Je n’ai ainsi pu le visiter, mais j’aurais bien aimé le faire. Le musée s’inspire de ce classique film noir du réalisateur Carol Reed (1949) pour dresser un portrait de Vienne pré- et post-Deuxième Guerre mondiale.

Le genre de musée que j’aime.

L’Opéra national est l’une des attractions les plus connues de Vienne, voire d’Autriche. Il s’y vend des billets abordables, entre 13 et 18 euros (environ 21 $ CAN à environ 29 $ CAN), pour la section debout. Ils sont disponibles pour les représentations du jour même, si jamais ça vous intéresse. Je vous suggère de consulter des sources fiables pour plus de détails, car, vu que je ne suis pas très opéra, j’ai passé mon tour.

L’Opéra national

Le Caffè See est un petit café sympathique, au décor sobre. Et l’espresso n’y coûte que 1,50 euros (environ 2,40 $ CAN), au lieu des 3 (environ 4,80 $ CAN) habituels ailleurs dans le quartier (selon mon expérience, du moins). Un bon endroit pour commencer la journée.

Le Caffè See, agréable café de quartier.

Juste en face du café se trouve la pâtisserie Crème de la crème. Une petite pâtisserie, charmante, avec une invitante sélection de produits tous aussi appétissants les uns que les autres. J’y ai savouré un délicieux morceau de gâteau.

Une chouette pâtisserie.

En cas de rage de schnitzels, le restaurant Opern Schnitzel constitue une option rapide et abordable.

Opern Schnitzel, un nom fort approprié.

Sinon, les bons vieux kiosques à roteux feront le travail.

Kiosque à roteux.

Hébergement

J’ai effectué deux séjours au Wombat’s City Hostel Vienna Naschmarkt. L’auberge est située à quelques mètres de la station de métro Kettenbrückengasse et elle est à distance de marche de plusieurs attractions et stations de métro. Elle est même accessible à pied, depuis la gare. Un emplacement avantageux, donc.

Le Wombat’s City Hostel Vienna Naschmarkt.

J’ai payé 43,80 (environ 70,25 $ CAN), 49,10 (environ 78,75 $ CAN) et 41,30 euros (environ 66,24 $ CAN) la nuit, respectivement, pour un lit dans un dortoir mixte de 4 lits, déjeuner non inclus. À  noter que Wombat City Hostels est une chaîne avec des établissements à Budapest, Londres, Munich et Leipzig.

Un étage tranquille. Comme on l’aime.

L’établissement de Vienne compte cinq étages. Un café se trouve dans l’entrée. On y vend café (duh) et viennoiseries. Une aire commune accueille les clients/invités. Un frigo avec des boissons alcoolisées et non alcoolisées – payables à la réception – permet de se désaltérer sans aller au bar.

L’aire commune, à coté du café et de la réception.

Car il y a un bar. Le bar est lui aussi au premier étage, de sorte qu’il ne nuit pas au sommeil des invités des étages supérieurs. Le vendredi soir est réservé au karaoke et j’ai pu constater la popularité de cette activité. Non, je n’ai pas chanté. Il y a aussi des pub quiz le mardi, mais j’ai hélas manqué la chance d’y participer. Je suis un grand fan de pub quiz.

Le bar, avant le chaos du karaoke.

Au deuxième, on trouve une vaste salle à manger/aire commune. On peut y acheter un généreux déjeuner pour 7,50 euros (environ 12 $ CAN). On y découvre aussi une cuisine bien équipée. Assez pour confectionner une poutine, en tout cas.

Une salle à manger qui a du style.

Les dortoirs étaient calmes, propres et spacieux. Toutefois, dans les deux cas, la douche était petite. Et je crois que ç’aurait été judicieux d’aménager davantage de toilettes/douches partagées sur les étages, par souci de commodité.

Un des dortoirs de quatre lits.

J’ai apprécié mes séjours à cette auberge. Je dirais que c’est une valeur sûre pour quiconque souhaite un établissement fiable, sans surprise.

Transports

J’ai pris des vols directs Montréal – Vienne et Vienne – Montréal, avec Austrian Airlines. J’ai payé ces vols avec mes points Aéroplan.

L’aéroport de Vienne.

De l’aéroport, j’ai pris le train S-7 jusqu’à la station Wien Mitte-Landstraße, puis, le métro de la ligne U4 (verte) jusqu’à la station Kettenbrückengasse (direction Hütteldorf). Il faut un billet pour le S-7 (5,40 euros, soit environ 8,65 $ CAN) et un billet pour le métro (3,20 euros, soit environ 5,12 $ CAN). C’est l’option la moins chère. Le trajet prend une vingtaine de minutes, jusqu’à Wien Mitte-Landstraße. Il y a aussi le CAT (City Airport Train), aux passages plus fréquents et au trajet plus rapide, mais au prix plus élevé (14,90 euros, soit environ 23,88 $ CAN). Le CAT arrête aussi à la station Wien Mitte-Landstraße; il faut ensuite acheter un billet de métro/bus/tram, si l’on doit se rendre ailleurs. On peut acheter les billets à des comptoirs ou des distributrices. Par ailleurs, il est possible de se procurer un billet illimité de 24 heures pour 10,20 euros (environ 16,34 $ CAN). À noter que le circuit du S-7 sera modifié pour rénovations entre le 7 septembre 2026 et octobre 2027; il serait donc sage de vérifier l’état des travaux et leurs impacts sur les fermetures de stations avant de songer à cette option.

La station Wien Mitte.

Quant à la gare principale, elle est reliée à la station de métro Südtiroler Platz. Il suffit de suivre les indications.

Station de métro Südtiroler Platz, vers la gare.

J’ai marché de la gare à mon auberge; une vingtaine de minutes, sans me presser, par une fabuleuse journée de printemps. En outre, je n’ai pas utilisé de taxis ou de plateformes de covoiturage, durant mon séjour viennois.

La gare principale de Vienne.

Voilà donc le résumé de mon bref passage à Vienne. J’ai aimé la ville, son ambiance, je l’ai trouvée jolie et j’y retournerais si l’occasion se présentait.

Prochain billet: Budapest.