Rio de Janeiro: l’arrivée

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Un chat se balade sur la Praia do Flamengo

Ah Rio de Janeiro, ville célèbre pour de nombreuses raisons, dont les films Blame It on Rio (1984), la version étatsunienne du film français Un moment d’égarement (1977), et Moonraker (1979), le film le plus excessif de la saga James Bond (d’aucuns diraient le plus ridicule… et ils n’auraient pas tort). Ça et un certain carnaval qui aurait, dit-on, une renommée au moins aussi grande que celle du Festival de la gibelotte de Sorel-Tracy.

À l’assaut des clichés 

J’avais bien sûr entendu parler de Rio. J’avais mes images mentales, bourrées de clichés glanés çà et là, au fil des années. J’essayais de lutter contre ces perceptions, à mesure que la date de mon départ approchait. Je n’avais que deux semaines pour découvrir Rio et sa région. J’avais choisi de ne pas m’éparpiller en couvrant des distances absurdes en peu de temps. Donc, j’ai exclu la possibilité de me rendre à São Paulo et autres villes pourtant accessibles depuis Rio. Je me répétai que « moins, c’est mieux ». J’embrasse mon JOMO sans complexe, aujourd’hui.

Au départ de Montréal… vers l’aventure.

Le 3 septembre, je quittai mon logis pour me rendre à l’aéroport. Un trajet en bus de nuit, alors que la plupart des gens dormaient, ronflaient ou pétaient (et pas nécessairement dans cet ordre). J’eus de la difficulté à trouver l’arrêt, car des travaux ont modifié la physionomie de mon quartier. Les personnes qui ne vivent pas à Montréal doivent savoir que les travaux d’infrastructures sont devenus un sujet de blagues douces-amères: ils occupent de plus en plus d’espace dans la ville et ils nuisent de plus en plus aux déplacements. En même temps, ils sont nécessaires. Les infrastructures tombent en ruine, parfois littéralement, résultat de décennies de négligence des différents paliers de gouvernement. Aujourd’hui, on est confrontés à l’inévitable: il faut tout reconstruire. Et ça coûtera une fortune ou deux.

La rue Sainte-Catherine ouest, au centre-ville de Montréal, chantier majeur.

Bref, j’étais dans le bus et j’avais choisi, pour amorcer la trame sonore de mon voyage, l’album Tribalistas (2002) de Tribalistas, un projet des artistes brésiliens Arnaldo Antunes (ex-Titãs), Marisa Monte et Carlinhos Brown (Timbalada). Excellent disque, que je vous recommande.

Je débarquai à l’arrêt du centre-ville, où j’attendis le bus 747 pour l’aéroport. D’autres voyageuses et voyageurs attendaient avec moi, même s’il était environ 4 h. Quelques ivrognes titubaient ici et là, mais aucun d’entre eux ne fut désagréable. Le bus se pointa à l’heure, on y monta et on fila à l’aéroport. L’avantage du bus de nuit: zéro trafic. Même dans les zones de travaux majeurs, comme l’échangeur Turcot.

En mode course à l’aéroport

Dès mon arrivée à l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau (YUL), j’entamai le processus habituel: enregistrement, sécurité, attente et embarquement. Le décollage a eu lieu vers 9 h 35, soit une vingtaine de minutes plus tard que prévu. Devant un choix de films décevant, j’ai re-regardé le dernier Star Wars (The Last Jedi; 2017). Man, l’humour puéril constitue un élément fondamental de la franchise, et ce, depuis longtemps. Ça me fait rire quand j’entends des « critiques » qui dénoncent cet aspect des films, car, de toute évidence, ils les connaissent mal. Ce reproche, aussi impertinent que usé, était déjà formulé à l’endroit du Return of the Jedi (1983), il y a des années de cela. Et, pour être franc avec vous, je les aimais et je les aime encore, les Ewoks.

Je n’avais pas de photo d’un Ewok, alors je trouvais qu’une photo de chat ferait l’affaire.

J’avais une escale à Panamá, alors j’ai choisi mes vols en fonction du fait que je souhaitais prendre mon temps, une fois là-bas. Je croyais ainsi que j’allais pouvoir jouir d’un arrêt de moins de sept heures. Or, quelques semaines avant mon départ, on m’a informé que l’escale avait été réduite à… une heure et quinze minutes. Je déteste ces délais aussi serrés. C’est chaque fois la course dans l’aéroport. Et j’ai horreur de courir, quand vient le temps de partir en vacances. Je m’étais donc préparé autant que je le pouvais. Au moins, mon vol suivant était avec la même compagnie aérienne – Copa Airlines -, ce qui m’enlevait un peu de stress. Je comptais sur le fait que les pilotes allaient communiquer entre eux, qu’ils allaient échanger avec des gestionnaires de la compagnie et que, tous ensemble, ils allaient s’assurer que les passagers ne rateraient pas leur correspondance. J’eus raison. Mais, tout de même, sans surprise, ce fut une course, et elle fut encore pire que ce que j’avais anticipé. La raison? Le premier vol avait accumulé un retard de plusieurs dizaines de minutes. La transition allait être encore plus serrée. Et plus serrée que ça, c’était l’asphyxie.

Quand l’aéroport devient une piste de course…

L’avion en provenance de Montréal atterrit à l’aéroport international de Tocumen (PTY) vers 14 h 45, heure locale. Les gens se levèrent aussitôt dans l’allée. Les agents de bord avertirent les passagers qui avaient une correspondance de se tenir prêt, car les avions n’attendaient qu’eux pour décoller. Je parvins enfin à sortir de l’appareil. Des employés de Copa Airlines nous enjoignaient de se dépêcher. Je me suis retenu de leur crier « oui, oui, je fais ce que je peux ». Je sortis du tunnel, puis, d’autres employés hurlaient les destinations, afin de nous orienter dans la bonne direction. Dans mon cas, c’était la passerelle aéroportuaire voisine. Je marchais aussi vite que possible et, dans un mouvement plus smooth que le vol de l’oeuf Fabergé aux enchères par James Bond dans Octopussy (1983), je tendis ma carte d’embarquement et mon passeport à la dame au comptoir. Je replaçai mon sac sur mon épaule, je vérifiai une dernière fois que je n’avais rien oublié dans l’avion et, sans m’arrêter, je repris mes documents dûment vérifiés. J’entrai dans l’appareil, étourdi. Temps écoulé entre la sortie du premier avion et l’entrée dans le deuxième: une minute, tout au plus. Un record, pour moi. Le pire, dans tout ça? On attendit sur le tarmac jusqu’au décollage, vers 15 h 40. Toute cette agitation pour… ça?

Bem vindo ao Brasil

Ce vol fut léthargique. Même choix limité de films. J’ai plutôt regardé des épisodes de How I Met Your Mother et Friends. L’avion a atterri à l’aéroport international du Galeão (GIG) de Rio de Janeiro vers minuit. Heure de merde pour arriver dans un pays, peu importe le pays. Je franchis l’immigration, la sécurité et je récupérai mes bagages. Rien à déclarer aux douanes, merci bonsoir. Je pris un taxi pour me rendre à mon auberge. J’avais judicieusement réservé une chambre individuelle, histoire d’avoir la paix. Je m’enregistrai et je m’effondrai dans mon lit.

Argent

Au moment de mon voyage, un dollar canadien valait environ 3 reais.

Hébergement

KarioK Hostel

J’ai passé mes premières nuits à Rio au KarioK Hostel. Une auberge située à trois ou quatre minutes de marche de la station de métro Gloria, dans un quartier sécuritaire. Excellent emplacement. J’ai payé 90 reais la nuit (environ 28,89 $ CAN) pour une chambre individuelle avec salle de bain commune, copieux déjeuner inclus. L’auberge possède une cuisine accessible, bien équipée, de même qu’une salle à manger où une télévision diffuse le meilleur (pire?) des vidéos musicaux des années 1990. Certains ont mal vieilli et c’est un euphémisme. Informer, de Snow? Ouch. De plus, des aires communes accueillantes sont réparties au premier étage. Des oeuvres d’artistes locaux tapissent les murs et certaines étaient superbes. Les prix reflétaient cette qualité. Par exemple, cette magnifique toile coûtait 450 reais, soit environ 144,29 $ CAN. Mon budget ne me permettait pas de l’acheter, mais j’aurais aimé l’acquérir.

J’aurais voulu acheter cette toile… mais je n’avais pas le budget pour une telle acquisition.

Enfin, lors de mon séjour dans cette auberge, je n’ai pas croisé beaucoup d’autres voyageuses et voyageurs. Quelques-uns, au déjeuner, mais, en soirée, l’ambiance était léthargique. Bref, un endroit idéal pour quelqu’un qui souhaite se reposer. Oui, je suis conscient du caractère incongru de vouloir se reposer dans une ville festive comme Rio.

Transports

Bus

  • Bus à Montréal: 3,50 $ CAN par trajet.
  • Bus 747: 10 $ CAN par trajet. Pour plus de détails, visitez cette page.

Avion

J’ai volé avec Copa Airlines; j’ai payé 504,60 $ CAN pour un aller-retour Montréal (YUL) – Rio de Janeiro (GIG), avec des escales à Panamá (PTY) dans chaque direction. J’ai profité d’une promotion, car ce prix est inhabituellement bas. Il est l’élément qui m’a convaincu d’aller au Brésil, comme j’en parle dans un billet précédent.

Un avion de Copa Airlines

Taxi

À l’aéroport, un homme m’a montré une grille de tarifs pour les courses en taxi. Pour aller dans les quartiers centraux, il en coûtait au minimum de 60 à 68 reais (environ 19,26 à 21,82 $ CAN), plus 5 reais (environ 1,60 $ CAN) – je crois – pour chaque bagage. Un comptoir permet aux voyageuses et voyageurs de réserver un taxi de façon sécuritaire. J’y ai donc réservé le mien. La course entre l’aéroport et mon auberge a coûté 78 reais (environ 25,03 $ CAN). Le trajet a duré une vingtaine de minutes.

La suite de ce billet sera publiée sous peu.

1 thought on “Rio de Janeiro: l’arrivée

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