Prochaine destination: le Paraguay

Buenos Aires, qui se trouve à environ 19 heures de bus d’Asunción.

Le Paraguay sera donc ma prochaine destination. J’ai décidé d’y aller pour plusieurs raisons et j’avais envie de les partager avec vous. Tout d’abord, à mon travail, j’ai obtenu des vacances pour le mois de mai. Donc, quand j’ai commencé à évaluer différentes destinations pour mon prochain voyage, j’ai bien sûr regardé le prix des billets d’avion pour divers pays et la météo de ceux-ci lors de cette période. Or le sud de l’Amérique du Sud est rapidement devenu une option intéressante; en mai, ce sera l’automne là-bas. Le temps sera alors plus frais (ce qui est relatif, bien sûr). La haute saison touristique sera vraisemblablement terminée et les prix devraient avoir baissé. Et ça tombe bien, j’adore l’Amérique du Sud. Mais, alors, pourquoi le Paraguay, en particulier?

Paraguay…. pourquoi?

Le Paraguay est un pays d’Amérique du Sud qui semble oublié par le reste de la planète, à l’instar du Suriname ou du Guyana. Je n’ai jamais été au Paraguay et je ne connais presque rien de lui. Par conséquent, il m’intriguait. En fait, tout ce que je sais sur lui, c’est qu’il est enclavé entre l’Argentine, la Bolivie et le Brésil, qu’il est le berceau de la culture du maté (comme son nom l’indique: Ilex paraguariensis), grâce aux Guaranis et aux Jésuites, que des plages ont été aménagées le long de la frontière avec l’Argentine, sur les rives des fleuves Paraguay et Paraná, et que d’anciens monastères jésuites constituent l’une de ses principales attractions touristiques.

Le fleuve Suriname, la colonne vertébrale du Suriname.

Ensuite, les citoyens canadiens n’ont pas besoin de visa pour les séjours de nature touristique; par contre, un visa d’affaires ou un visa d’études est nécessaire, selon le but du voyage. De plus, le prix du billet d’avion était fort raisonnable. Je me rendrai là-bas avec Copa Airlines: un aller-retour Montréal-Asunción/Asunción-Montréal – avec des escales d’environ sept heures à Panamá dans chaque direction – m’a coûté 803 $ CAN. J’avais été au Brésil avec Copa Airlines, j’avais apprécié mon expérience avec cette compagnie, alors ça devrait aller.

Merci!

J’ai d’ailleurs fait exprès pour prendre des escales plus longues, afin de me donner une marge de manoeuvre, en cas de retard de mes premiers vols. Copa Airlines offrait des vols similaires, mais avec des escales de seulement deux heures à Panamá; or je déteste ce genre d’arrêt trop court, je déteste me dépêcher entre deux vols. C’est un stress inutile et j’essaie d’éliminer tout stress inutile de ma vie. Et puis, ciboire, je serai en vacances, alors pourquoi me grouiller?

La section Miraflores du canal de Panamá, que l’on peut visiter pendant une longue escale.

Enfin, il y a évidemment la possibilité de parler espagnol. J’adore cette langue et je serai heureux de pouvoir la retrouver pour quelques jours.

De sages mots en espagnol… que je suis heureux de comprendre.

Donc, le Paraguay offrait à la fois de la nouveauté (sa culture), de la familiarité (sa langue), une température agréable (température quotidienne maximale moyenne de 25°C en mai, avec environ dix jours de pluie), une logistique simple et un billet d’avion à bon prix. C’est une combinaison gagnante… je l’espère.

Un invitant mystère

Je ne sais trop à quoi m’attendre du Paraguay, mais ça me convient. Ainsi, je ne lis pas trop sur le pays, en ce moment. Juste un minimum, surtout pour des questions de logistique. Je ne veux pas avoir d’attentes, car elles finissent trop souvent par créer des illusions. Je préfère me promener dans un endroit que je ne connais pas (ou peu) et en apprendre plus sur lui au gré de mes rencontres avec des gens de là-bas que de me construire un programme tellement dense que je me sentirais coupable de « perdre » 23 minutes à juste observer les gens dans un parc. Par exemple. À l’heure actuelle, ma seule attente, c’est de pouvoir cuisiner une poutine là-bas.

L’entrée de la province de Mendoza, en Argentine. Je suis resté un mois là-bas, alors que je n’avais prévu y passer que quelques jours. Une belle surprise.

Alors voilà. Le Paraguay au mois de mai. Comme toujours, je raconterai ce voyage ici-même, alors restez fidèle au poste, si ça vous intéresse.